Calcul du congé maternité en France
Calculez les dates théoriques du congé prénatal et postnatal d’une salariée à partir de la date prévue d’accouchement, du nombre d’enfants attendus et des enfants déjà à charge. Les situations médicales et conventionnelles restent à confirmer avec l’Assurance Maladie et l’employeur.
Situation de grossesse
Date prévue d’accouchement — jour, mois, annéeLe report de 1 à 3 semaines nécessite l’avis favorable du médecin ou de la sage-femme. Les 14 jours pathologiques sont ajoutés avant le début calculé et ne sont jamais automatiques.
Durée légale standard
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Ces dates supposent une naissance à la date prévue. Une naissance réelle plus tôt ou plus tard et certaines hospitalisations modifient le calendrier officiel.
Durées légales selon la situation familiale
| Situation | Avant la naissance | Après la naissance | Total |
|---|---|---|---|
| Un enfant attendu, moins de deux enfants déjà à charge | 6 semaines | 10 semaines | 16 semaines |
| Un enfant attendu, au moins deux enfants déjà à charge | 8 semaines | 18 semaines | 26 semaines |
| Jumeaux | 12 semaines | 22 semaines | 34 semaines |
| Triplés ou davantage | 24 semaines | 22 semaines | 46 semaines |
Le rang de la grossesse ne suffit pas toujours : le droit se réfère aux enfants déjà nés ou à charge selon la situation, puis au nombre d’enfants attendus. Dès qu’une grossesse est multiple, le barème des jumeaux ou des triplés s’applique indépendamment du nombre d’enfants précédents.
Une convention collective, un accord d’entreprise ou un statut public peut prévoir des dispositions plus favorables. Le tableau présente le droit commun des salariées du secteur privé. Les travailleuses indépendantes, professionnelles de santé, exploitantes agricoles ou agentes publiques disposent de régimes et de démarches qui ne se résument pas à ces quatre lignes.
Comment les dates sont calculées
1. Période prénatale
Le module retranche le nombre de semaines prévu à la date présumée d’accouchement.
2. Période postnatale
Il ajoute la durée totale en jours au début et retire un jour pour afficher le dernier jour inclus.
3. Reprise
La reprise théorique est le lendemain de la fin, sous réserve du calendrier de travail et d’un autre congé.
Une semaine vaut sept jours calendaires. Les samedis, dimanches et jours fériés appartiennent donc à la période. Pour seize semaines, le calcul couvre 112 jours inclusifs. Le début se situe 42 jours avant la date prévue et le dernier jour 69 jours après elle.
Le calcul se fait à minuit en temps universel pour éviter qu’un changement d’heure ne transforme artificiellement une semaine en 167 ou 169 heures. Seule la date civile est pertinente ici. Les sélecteurs suivent l’ordre français jour, mois, année et refusent une date impossible.
Report d’une partie du congé prénatal
Avec l’avis favorable du médecin ou de la sage-femme qui suit la grossesse, jusqu’à trois semaines du congé prénatal peuvent être reportées après l’accouchement. Le début est alors décalé d’autant vers la date prévue et la fin repoussée du même nombre de jours. La durée totale standard ne diminue pas.
Le report peut être accordé pour une durée précise et n’est pas une obligation. Si un arrêt de travail intervient pendant la période reportée, les règles peuvent annuler tout ou partie du report. Le choix saisi dans l’outil illustre l’effet calendaire ; il ne constitue pas une demande ni une validation médicale.
Dans l’autre sens, certaines situations permettent d’avancer une partie du prénatal en réduisant d’autant le postnatal, notamment pour une troisième naissance ou une grossesse gémellaire. Ces transferts ne sont pas automatisés, car leurs limites et formalités dépendent de la situation. Demandez un calendrier officiel à la caisse.
Congé pathologique lié à la grossesse
Un état pathologique résultant de la grossesse peut justifier un congé supplémentaire prescrit, pouvant notamment atteindre quatorze jours avant le congé prénatal de droit commun. Le sélecteur ajoute ces quatorze jours avant le début calculé pour visualiser la période, mais ne modifie pas la durée légale standard affichée.
Ce congé n’est ni automatique ni un stock de jours à utiliser librement. Il doit être médicalement justifié et prescrit. Une maladie sans lien avec la grossesse relève de l’arrêt maladie ordinaire. Après l’accouchement, une situation pathologique peut également ouvrir des règles spécifiques qui nécessitent une prescription et ne sont pas calculées ici.
Le résultat « début avec pathologique » reste identique au début standard lorsque vous choisissez aucun ajout. Si une convention prévoit un congé plus favorable, n’ajoutez pas aveuglément les jours : vérifiez s’ils remplacent, prolongent ou complètent le régime légal.
Naissance prématurée ou après le terme prévu
Lorsqu’un enfant naît avant la date prévue, le congé prénatal non pris est reporté sur le postnatal : la durée totale de droit commun n’est pas réduite. Si la naissance intervient plus de six semaines avant le terme et que l’hospitalisation est nécessaire, un allongement particulier peut s’ajouter pour la période comprise entre la naissance et le début théorique du congé.
Si l’accouchement survient après la date présumée, le congé prénatal se prolonge jusqu’à la naissance sans réduire le postnatal. La fin réelle est donc décalée. Le calculateur part nécessairement de la date prévue et ne connaît pas la date de naissance future ; utilisez le résultat comme calendrier initial, puis faites-le actualiser.
L’hospitalisation de l’enfant, son décès ou celui de la mère, l’interruption de grossesse et d’autres événements graves obéissent à des protections particulières. Une page générique ne doit pas réduire ces situations à une addition de dates. Contactez rapidement la caisse, l’employeur ou un service social.
Indemnités journalières en 2026
Pour une salariée remplissant les conditions d’ouverture de droits, l’Assurance Maladie verse des indemnités journalières pendant le congé sans délai de carence et pour chaque jour de la semaine. Au 1er janvier 2026, le maximum annoncé est de 104,02 € par jour après la déduction forfaitaire de 21 % correspondant aux contributions indiquées par ameli.
Le montant n’est pas calculé ici, car il dépend des salaires de référence, du plafond de la Sécurité sociale, des interruptions de travail et des conditions d’affiliation. L’employeur peut maintenir tout ou partie du salaire selon la convention et pratiquer la subrogation, c’est-à-dire percevoir les indemnités pour verser la rémunération maintenue.
Ne multipliez pas automatiquement le plafond par le nombre de jours : il s’agit d’un maximum, pas du montant de chacune. Consultez l’attestation de salaire et le relevé ameli. Les indépendantes utilisent d’autres prestations et durées minimales d’interruption.
Nouveau congé supplémentaire de naissance en 2026
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a créé un congé supplémentaire de naissance d’un ou deux mois pour chacun des parents, mobilisable à partir du 1er juillet 2026 sous réserve des conditions et textes d’application. Il s’ajoute aux congés maternité, paternité et adoption au lieu de les remplacer.
Selon les informations publiées par ameli, le premier mois du salarié est indemnisé à 70 % du salaire net antérieur et le second à 60 %, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale fixé à 4 005 € au 1er janvier 2026. Les parents d’enfants nés depuis le 1er janvier 2026 peuvent être concernés par les dispositions transitoires.
Ce nouveau congé n’est pas intégré à la date de reprise calculée : chaque parent peut choisir un ou deux mois, éventuellement fractionnés, et le délai de prise dépend de la naissance et des congés préalables. Ajoutez-le uniquement après confirmation des modalités auprès de l’employeur et de la caisse.
Démarches et calendrier pratique
La grossesse doit être déclarée dans les délais à l’Assurance Maladie et à la Caf. Informez l’employeur avec le certificat médical indiquant la date prévue et les dates du congé, selon la forme permettant d’en établir la réception. L’employeur transmet l’attestation de salaire nécessaire au calcul des indemnités.
Comparez le calendrier de la caisse, celui des ressources humaines et cette simulation. Une différence peut venir du rang familial, d’un report, d’une convention, d’une date prévue corrigée ou d’une naissance réelle. Gardez les écrits médicaux autorisant un aménagement.
Anticipez aussi les congés payés, le congé parental, le congé supplémentaire de naissance et le mode de garde. Ils peuvent s’enchaîner après la maternité, mais n’ont pas les mêmes règles d’indemnisation, de demande et de protection du contrat.
Questions fréquentes sur le congé maternité
Les week-ends comptent-ils dans les semaines ?
Oui. Le congé et les indemnités sont décomptés en jours calendaires, y compris samedis, dimanches et jours fériés.
Quand le congé passe-t-il à 26 semaines ?
Pour un enfant attendu lorsque la salariée a déjà au moins deux enfants à charge, le droit commun prévoit 8 semaines avant et 18 après.
Une naissance prématurée raccourcit-elle le congé ?
Non en principe : le prénatal non pris est reporté après la naissance, et une prématurité importante avec hospitalisation peut ouvrir un allongement.
Puis-je reporter trois semaines sans médecin ?
Non. Le report du prénatal nécessite l’avis favorable du professionnel qui suit la grossesse et peut être remis en cause par un arrêt.
La convention collective peut-elle prévoir davantage ?
Oui. Elle peut prévoir un congé ou un maintien de salaire plus favorable. Vérifiez le texte et le service des ressources humaines.
Références
- Assurance Maladie. (2025). La durée du congé maternité d’une salariée.
- Assurance Maladie. (2026). Congé maternité : indemnités journalières pour les salariées.
- Assurance Maladie. (2026). Congé supplémentaire de naissance à partir de juillet 2026.
- Assurance Maladie. (2025). Le congé maternité de la salariée — démarches de l’employeur.