Calcul du salaire pendant un arrêt maladie
Estimez les indemnités journalières brutes de l’Assurance Maladie pour un salarié du privé en maladie ordinaire, avec le plafond applicable depuis juillet 2026, le délai de carence et un complément employeur déjà confirmé.
Ce que la page calcule exactement
Le calcul concerne un arrêt de travail pour maladie non professionnelle d’un salarié payé mensuellement avec une activité régulière. L’indemnité journalière de l’Assurance Maladie, ou IJ, vaut 50 % du salaire journalier de base. Ce salaire journalier correspond à la somme des trois derniers salaires bruts précédant l’arrêt, après plafonnement, divisée par 91,25.
Pour les arrêts prescrits à compter de juillet 2026, chaque salaire mensuel est retenu dans la limite de 2 613,83 €, soit 1,4 fois le Smic mensuel utilisé par l’Assurance Maladie. L’IJ maximale est alors de 42,97 € bruts par jour. Ces paramètres sont affichés et modifiables pour permettre une mise à jour, mais la valeur saisie doit venir d’une source officielle.
Le résultat n’est pas le net sur le bulletin. Il n’intègre pas les prélèvements, l’impôt, la méthode de retenue pour absence, les primes perdues, la prévoyance ou le maintien légal et conventionnel. Un complément employeur peut être saisi uniquement s’il a déjà été confirmé par la paie ou la convention.
Salaires et arrêt
Ne devinez pas ce montant : convention, ancienneté, carence employeur et subrogation peuvent le modifier.
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Le pont entre salaire et indemnité
Plafonner
Comparer chacun des trois salaires au plafond mensuel applicable à la date de prescription.
Diviser
Additionner les salaires retenus et diviser par 91,25 pour obtenir le salaire journalier de base.
Appliquer 50 %
Prendre la moitié du salaire journalier, ce qui respecte automatiquement le maximum si le plafond est correct.
Compter les jours
Retirer la carence puis multiplier l’IJ par les jours calendaires indemnisables.
Les IJ sont dues à partir du quatrième jour dans le cas général. Un arrêt de dix jours produit donc sept jours indemnisés, week-ends compris dans la période d’indemnisation. Les trois premiers jours n’ouvrent pas d’IJ CPAM, même si un employeur ou une convention peut couvrir tout ou partie de cette période.
Le calculateur affiche aussi le total avec le complément employeur saisi. Il multiplie ce complément par toute la durée de l’arrêt, car il ne connaît pas sa propre carence. Si le complément ne commence qu’après certains jours, saisissez plutôt son montant total dans votre budget séparé.
Exemple avec 2 000 € bruts par mois
Trois salaires identiques de 2 000 € restent sous le plafond de 2 613,83 €. Leur somme est 6 000 €. Le salaire journalier de base vaut 6 000 ÷ 91,25 = 65,75 €. L’IJ brute est 50 %, soit 32,88 € selon l’arrondi du calcul.
Pour un arrêt de dix jours avec trois jours de carence, sept jours sont indemnisés. Le total brut CPAM est proche de 230,14 €. Sans complément employeur saisi, ce montant ne représente ni le salaire maintenu ni la perte nette sur la paie.
Ameli publie un exemple voisin et affiche 32,87 € après ses conventions d’arrondi. Un écart de quelques centimes peut provenir de l’arrondi appliqué à chaque étape. Le décompte officiel de la caisse prévaut.
Le plafond depuis juillet 2026
Au 1er juin 2026, le Smic horaire brut est de 12,31 €. L’Assurance Maladie indique un plafond mensuel de 2 613,83 € égal à 1,4 Smic pour les arrêts prescrits à compter de juillet 2026. L’IJ maladie maximale correspondante est de 42,97 € bruts.
Pour un arrêt prescrit en juin 2026, le site ameli indique encore un plafond de 2 522,52 € et une IJ maximale de 41,95 €. La date de prescription compte : ne réutilisez pas le paramètre de juillet pour recalculer un arrêt antérieur.
Le champ modifiable permet de traiter ce cas, mais ne met pas à jour automatiquement le titre ni les références. Notez la date et la source du plafond dans vos calculs.
Conditions d’ouverture des droits
Un calcul de montant ne confirme pas le droit au versement. Pour un arrêt inférieur à six mois, ameli indique notamment la condition de 150 heures travaillées au cours des trois mois ou 90 jours précédents, ou une condition alternative de cotisations sur les six mois précédents.
Pour une activité saisonnière ou discontinue, l’Assurance Maladie utilise les douze derniers salaires et un diviseur de 365, avec d’autres conditions. Cette page à trois salaires ne convient donc pas. Pour un arrêt se prolongeant au-delà de six mois, l’immatriculation et la durée de travail ou de cotisation sont également contrôlées.
La caisse examine l’attestation de salaire transmise par l’employeur et la prescription. Un résultat positif dans le panneau ne crée aucun droit si les conditions administratives ne sont pas remplies.
Carence et exceptions
Le délai de carence de trois jours s’applique au début de chaque arrêt ordinaire. Ameli cite des exceptions, notamment lorsque la reprise entre deux prescriptions ne dépasse pas 48 heures et, pour une affection de longue durée liée à la même maladie, lorsque la carence a déjà été appliquée au premier arrêt de la période concernée.
Depuis les dispositions relatives aux interruptions spontanées de grossesse et interruptions médicales de grossesse, certaines personnes bénéficient aussi d’un arrêt sans carence. L’absence de carence doit être confirmée sur le dossier ; le simple choix dans le calculateur ne vaut pas reconnaissance.
La carence CPAM et la carence éventuelle du complément employeur sont deux sujets distincts. Une convention peut être plus favorable.
Complément employeur, convention et subrogation
Le salarié peut recevoir un complément légal, conventionnel ou prévu par un accord d’entreprise. Ancienneté, justification de l’arrêt, lieu de soins, durée et catégories de salariés peuvent intervenir. Certaines conventions maintiennent une part élevée du salaire dès le premier jour ; d’autres appliquent une carence.
En cas de subrogation, l’employeur perçoit les IJ à la place du salarié et maintient la rémunération selon les règles applicables. Le bulletin peut alors présenter les IJ, leur déduction et le maintien sur plusieurs lignes. Il ne faut pas additionner une seconde fois une IJ déjà intégrée.
Demandez à la paie une simulation écrite : salaire brut maintenu, retenue pour absence, IJ brutes, complément, prévoyance et net estimé. Le champ du calculateur sert seulement à ajouter un montant journalier déjà identifié.
Brut CPAM et montant net
Les IJ maladie subissent des prélèvements sociaux et peuvent être soumises au prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. Leur net dépend donc des retenues et du taux fiscal transmis. Le calculateur reste volontairement en brut.
Le salaire net du mois dépend aussi de la méthode de retenue pour absence, des cotisations sur les éléments maintenus, des titres-restaurant, primes, mutuelle et prévoyance. Diviser simplement le salaire net mensuel par trente puis soustraire l’arrêt est rarement exact.
Conservez les relevés d’IJ sans limitation de durée, comme le recommande ameli, car ils servent notamment à justifier des droits à la retraite.
Situations à ne pas calculer ici
| Situation | Pourquoi la formule diffère |
|---|---|
| Accident du travail ou maladie professionnelle | Taux, plafond et absence de carence spécifiques |
| Maternité, paternité, adoption ou deuil | Base et plafond propres |
| Fonction publique | Maintien du traitement selon statut et congé |
| Travail indépendant | Assiette et conditions propres au régime |
| Activité saisonnière | Douze mois et diviseur 365 |
| Temps partiel thérapeutique | Articulation entre salaire et IJ selon autorisation |
| Arrêt supérieur à six mois | Conditions supplémentaires d’ouverture et durée |
Pour un accident du travail, l’IJ commence dès le lendemain et évolue après le 28e jour selon d’autres taux. L’utiliser comme une maladie ordinaire sous-estimerait ou surestimerait le versement.
Vérifier le dossier et la paie
Prescription
Contrôlez dates, prolongation, envoi dans les délais et éventuelle exception de carence.
Attestation de salaire
Vérifiez les trois mois, rappels, primes incluses et plafonds transmis par l’employeur.
Compte ameli
Comparez nombre de jours, montant journalier, période et statut de traitement du dossier.
Bulletin de paie
Identifiez retenue d’absence, maintien, IJ subrogées, prévoyance et régularisation du mois suivant.
Le versement intervient après traitement par la CPAM puis tous les quatorze jours en moyenne selon ameli. Un décalage entre paie et IJ peut créer une régularisation ultérieure sans changer le droit total.
Comparez les périodes avant de comparer les montants : le bulletin suit un mois civil, tandis qu’un relevé d’IJ peut couvrir deux mois et arriver plus tard. Additionnez les relevés correspondant exactement aux dates de l’arrêt, puis vérifiez la subrogation. Une ligne négative sur le bulletin peut être une reprise d’IJ déjà avancées par l’employeur, et non une nouvelle perte de salaire. En cas d’écart inexpliqué, demandez le détail du calcul à la paie et à la CPAM.
Questions fréquentes sur l’arrêt maladie
Les week-ends sont-ils indemnisés ?
Les IJ couvrent les jours calendaires indemnisables de l’arrêt après la carence, y compris les week-ends.
Pourquoi mon salaire est-il plafonné ?
Pour une maladie ordinaire, les salaires retenus sont limités à 1,4 Smic mensuel ; depuis juillet 2026, le plafond indiqué est 2 613,83 €.
L’employeur complète-t-il toujours les IJ ?
Pas de façon identique. Conditions légales, convention, ancienneté, carence et accord d’entreprise déterminent le maintien.
Le résultat correspond-il au net versé ?
Non. Il est brut, avant prélèvements sociaux, impôt et traitement sur le bulletin de paie.
Puis-je calculer un accident du travail ?
Non. Les taux, plafonds et règles de carence diffèrent ; utilisez le dispositif AT/MP.
Références
- Assurance Maladie. (juin 2026). Indemnités journalières maladie du salarié.
- Assurance Maladie. (juin 2026). Smic et plafond de 1,4 Smic pour les IJ.
- Assurance Maladie. (juin 2026). Montants maximaux des indemnités journalières en 2026.