Calcul de rentabilité locative
Comparez rendement brut, rendement net d’exploitation et trésorerie après financement. Tous les montants sont séparés pour intégrer le prix réellement investi, la vacance, les charges non récupérables et les impôts propres au logement.
Coût du projet
Revenus
Charges annuelles supportées
Financement
Laissez 0 pour un rendement avant fiscalité. La page ne devine pas votre régime ni votre tranche.
Rendement net d’exploitation
—
—
Trois indicateurs, trois questions
Rendement brut
Loyer annuel théorique divisé par le coût total du projet. Il sert à filtrer rapidement des annonces.
Rendement net
Revenu après vacance et charges d’exploitation divisé par le coût total. Il compare mieux les biens.
Cash-flow
Somme restante après charges, mensualités de crédit et fiscalité saisie. Il décrit la trésorerie moyenne.
Ces valeurs ne sont pas interchangeables. Un rendement brut élevé peut être absorbé par une taxe foncière importante, une copropriété coûteuse ou des travaux fréquents. Un cash-flow négatif ne signifie pas forcément que l’investissement détruit de la valeur : une partie de la mensualité rembourse le capital et augmente le patrimoine net. À l’inverse, un cash-flow positif ne garantit ni revente facile ni absence de risque.
La page prend le coût total comme dénominateur : prix, frais d’acquisition, travaux initiaux, mobilier et autres dépenses de départ. Utiliser seulement le prix affiché gonfle le rendement et rend deux projets difficiles à comparer.
Formules appliquées
| Indicateur | Formule utilisée |
|---|---|
| Loyer annuel théorique | Loyer mensuel hors charges × 12 + autres recettes |
| Recettes effectives | Loyer annuel × (1 − taux de vacance et impayés) |
| Revenu net d’exploitation | Recettes effectives − charges annuelles supportées |
| Rendement brut | Loyer annuel théorique ÷ coût total |
| Rendement net | Revenu net d’exploitation ÷ coût total |
| Cash-flow | Revenu net − 12 mensualités − impôt estimé saisi |
Le taux de vacance rassemble deux risques dans une hypothèse simple : périodes sans locataire et loyers non recouvrés. Une estimation de 5 % retranche 5 % des recettes annuelles. Pour un projet saisonnier ou une location de courte durée, préférez un budget mois par mois intégrant prix variables, commissions et taux d’occupation.
Le rendement après financement de cette page divise le cash-flow par le coût total. Il ne s’agit pas d’un rendement des fonds propres. Pour calculer celui-ci, il faudrait distinguer l’apport, le capital remboursé, les intérêts, l’évolution de valeur et le produit net de revente.
Exemple d’un appartement loué vide
Le bien coûte 180 000 €, auxquels s’ajoutent 14 400 € de frais d’acquisition, 12 000 € de travaux et 3 000 € de mobilier ou coûts initiaux. L’investissement total atteint 209 400 €. Un loyer de 950 € par mois produit 11 400 € théoriques par an.
Avec 5 % de vacance, les recettes deviennent 10 830 €. Les charges annuelles saisies totalisent 3 880 €. Le revenu net d’exploitation est de 6 950 €, soit un rendement net proche de 3,32 %. Le rendement brut est environ 5,44 %. Des mensualités de 820 € représentent 9 840 € par an : avant impôt, le cash-flow ressort à −2 890 €, soit environ −241 € par mois.
Ce scénario ne conclut pas à lui seul. Il faut connaître la part de capital remboursé, l’effort d’épargne acceptable, les travaux futurs, le régime fiscal et la valeur du logement. Il montre cependant clairement que le loyer ne couvre pas toutes les sorties de trésorerie retenues.
Quelles charges saisir en France ?
Utilisez les dépenses supportées par le bailleur : taxe foncière après retrait de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères récupérée auprès du locataire, charges de copropriété non récupérables, assurance propriétaire non occupant, frais de gestion, garantie contre les loyers impayés, entretien et provision réaliste pour travaux.
Ne déduisez pas deux fois une charge récupérée. Les provisions versées au syndic mélangent souvent dépenses récupérables et non récupérables ; le relevé annuel de copropriété permet de les distinguer. Une grosse dépense votée doit être ajoutée au coût initial si elle est connue au moment de l’achat ou intégrée dans un scénario de travaux futurs.
Les frais de notaire sont juridiquement des frais d’acquisition composés principalement de taxes, débours et rémunération. Saisissez le montant estimé ou calculé pour le projet. Dans l’ancien, un pourcentage rapide peut servir au premier tri, mais le montant précis dépend du prix et de la nature du bien.
Fiscalité : pourquoi le champ reste manuel
La fiscalité d’une location dépend du type de location, des recettes, du régime choisi, des charges déductibles, des amortissements éventuels et de la situation du foyer. Une location nue relève généralement des revenus fonciers. Sous conditions, le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % lorsque les loyers bruts annuels du foyer sont inférieurs à 15 000 €. Au réel, le revenu imposable correspond aux recettes diminuées des charges admises et justifiées.
Une location meublée relève des BIC avec des régimes et seuils distincts. Les règles ont évolué pour certaines locations touristiques. Il serait trompeur de déduire un simple pourcentage du loyer sans connaître la catégorie, le statut, l’amortissement et les autres revenus.
Les revenus locatifs peuvent aussi supporter des prélèvements sociaux. Le site des impôts indique en 2026 un taux de 17,2 % pour la location nue et un régime modifié pour certains revenus meublés. Les situations d’affiliation à un régime de santé étranger peuvent différer. Utilisez votre dernière simulation fiscale ou l’avis d’un professionnel pour renseigner le champ annuel.
Financement et effort d’épargne
La mensualité comprend idéalement capital, intérêts et assurance emprunteur, car le cash-flow suit les sorties bancaires. Pourtant, seul l’intérêt est une charge financière ; le capital remboursé réduit la dette. Pour mesurer l’enrichissement patrimonial, ajoutez au cash-flow la part de capital remboursée, puis retranchez les impôts, travaux et frais réellement supportés.
Un crédit à taux plus long peut améliorer le cash-flow mensuel en diminuant l’échéance, mais augmenter le coût total des intérêts. Comparez le taux annuel effectif global, la durée, l’assurance, la garantie et les indemnités de remboursement anticipé. Testez aussi un taux de vacance plus élevé et une dépense imprévue.
L’apport n’apparaît pas directement dans le rendement net sur coût total. Il change le montant emprunté, la mensualité et le risque. Deux projets au même rendement immobilier peuvent produire des rendements sur fonds propres très différents selon le levier de crédit.
Vacance, impayés et travaux
Une moyenne de vacance nationale ne suffit pas pour un logement précis. Étudiez la tension locative du quartier, le loyer demandé, la durée entre deux baux, la qualité énergétique, la saisonnalité et le profil des candidats. Simulez un mois vide tous les deux ans, puis un scénario plus sévère.
Une provision annuelle lisse les petites réparations mais ne remplace pas un plan pluriannuel. Toiture, ravalement, chaudière, ascenseur ou rénovation énergétique arrivent par à-coups. Consultez les procès-verbaux d’assemblée générale, le diagnostic technique global quand il existe, le fonds travaux et les devis.
Les logements classés selon le diagnostic de performance énergétique sont soumis à des règles de location et à un calendrier d’évolution. La rentabilité doit intégrer les travaux nécessaires pour maintenir le bien louable, pas seulement les charges de l’année courante.
Comparer deux investissements proprement
Employez la même convention : mêmes postes de coût, même durée de vacance, mêmes hypothèses de gestion et même traitement fiscal. Comparez ensuite le rendement net, le cash-flow, le montant de fonds propres immobilisé et un scénario de revente après frais.
Le rendement ne mesure pas la liquidité, la qualité de l’emplacement, le risque juridique ni le temps de gestion. Un studio plus rentable sur le papier peut avoir davantage de rotation et d’usure. Un appartement familial peut offrir un rendement inférieur mais une occupation plus stable. Donnez une valeur explicite aux hypothèses au lieu de cacher ces différences dans un taux unique.
Vérifiez enfin que le loyer envisagé respecte l’encadrement applicable, le bail, la surface habitable et le marché local. Un rendement construit sur un loyer illégal ou irréaliste n’a aucune utilité.
Questions fréquentes sur la rentabilité locative
Faut-il inclure les frais de notaire dans le rendement ?
Oui, si vous cherchez le rendement réel du capital engagé. La page les inclut avec les travaux et autres coûts initiaux.
Le loyer doit-il être saisi charges comprises ?
Non. Saisissez le loyer hors charges et seulement les dépenses réellement supportées par le propriétaire.
Pourquoi la mensualité n’est-elle pas déduite du rendement net ?
Le rendement net mesure la performance du bien avant financement. La mensualité intervient séparément dans le cash-flow.
Quel taux d’impôt utiliser ?
Il dépend de votre régime et de votre foyer. Renseignez une estimation annuelle issue d’une simulation fiscale adaptée, ou laissez zéro pour un résultat avant impôt.
Quel est un bon rendement locatif ?
Il n’existe pas de seuil universel. Comparez des biens semblables en intégrant risque, emplacement, travaux, financement et temps de gestion.
Références
- Direction générale des Finances publiques. (2026). Déclaration des loyers d’un logement vide : micro-foncier et régime réel.
- Direction générale des Finances publiques. (2026). Location vide : recettes et charges déductibles au réel.
- Direction générale des Finances publiques. (2026). Prélèvements sociaux sur les revenus locatifs.
- Agence nationale pour l’information sur le logement. (2026). Préparer un investissement locatif.